En ciluba, un grand-frère est dit « tùùtù » : il est investi de la mission éducative de « cu tùùta », c’est-à-dire de « discipliner » ses petits-frères et sœurs, par le conseil, par l’exemple, par la manière douce ; il a aussi la mission de sanctionner les récalcitrants d’entre eux, le cas échéant, c’est-à-dire « cu tuuta ». Les petits-frères et sœurs sont des « baakùnyà », c’est-à-dire « ceux qui baragouinent », « bàdì bà àkunya », « cu akunya » étant « mal articuler », mal « cu akula ».
Ainsi, « tùùtù » est un « tuteur », « un maître » et « ditùùtù » la discipline à intérioriser.
En vertu de ces prémisses, tout spécialiste est un « tùùtù », dans son domaine et nous avons à le consulter pour guider nos pas dans le domaine de son savoir.
Il tombe sous les sens que l’objectif de recueillir, auprès de chaque spécialiste, le vocabulaire de son expertise, de le traduire en ciluba et d’en illustrer des emplois pour en faciliter la mise en bouche, procède de l’ambition que je nourris de mettre sur pied un « cìtùùtù », c’est-à-dire une encyclopédie de référence, pour grands et petits, accessible sans autre protocole que technique : le « cìtùùtù » c’est le « tùùtù a tùùtù », le suprême des « tùùtù » ; le « cìtùùtù » c’est la mer où se déversent des fleuves et qui nous rend le sel de la Terre.
Pour son élaboration, l’accès à ce document est gratuit car chacun y est invité pour y prendre part à notre propre sauvetage.
Votre contribution minimale : votre encouragement à l’endroit du projet et la mobilisation autour de vous.
Bà à ya : tu a ya paètù ;
nè tù shiálà : tu a shiàdidi’mù !
Bìdi pànwu tèntè :
tùetu hànu ciètù ;
bìdi muètù tèntè :
hànu ciètù paètù.
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