INGENIERIE DU CILUBA: Ndunguinu a cilubà

Au bout de plus de 4 décennies de recherche, j’ai fait une grande découverte : apparentées à l’égyptien ancien, les langues bantoues, dont le ciluba, le lingala et le swahili, sont une algèbre symbolique, gouvernée par les 6 lois principales ci-après :
1.elles sont monosyllabiques ;
2.leur caractère monosyllabique fait que leurs voyelles simples sont leurs verbes de base et tous leurs autres verbes en dérivent par préfixation et par suffixation consonantique ; les synérèses préfixales y sont l’expression des sommations d’actions ;
3.leurs consonnes, dans chaque fonction, sont, d’une part, hiérarchisées, et, d’autre part, en correspondance deux à deux, dans l’expression du sens des choses, selon la nature de celles-ci ;
4.certaines consonnes servent d’avatars des consonnes principales aux fins de couvrir l’expression de la variété de la nature de certains objets ou d’amender certains angles d’orientation de gestes ;
5.la communication est efficace lorsque le locuteur détermine, d’abord, le sens du verbe de son propos : il en trouve, ensuite, la forme vocalique puis suivent le préfixe et le suffixe éventuels ;
6.une syllabe décrit une réalité : un état, une couche d’objet, un geste ou un effet dû à l’interaction entre réalités ; de ce fait, le secret d’une bonne communication, dans une langue, réside dans la maîtrise de sa grille de vision ou sa puissance physiographique des états, de la composition des objets et des effets dus à des interactions, le sens étant le but et le mot, le moyen, selon l’adage « la fin d’abord, le moyen ensuite » ou « l’intendance suit la décision ».
L’ingénierie du ciluba est, au ciluba, l’application de ma découverte. Elle est une indéniable révolution linguistique. Elle établit que la connaissance du code du ciluba confère, au locuteur du ciluba, la même capacité d’appréhension immédiate du sens des mots que celle qu’il a pour l’appréhension des nombres ; elle fait, du ciluba, un livre ouvert. Elle montre que le ciluba est une cathédrale de logique et elle en banalise l’apprentissage. Elle ouvre des perspectives certaines de constitution des sciences dans cette langue. Le ciluba n’étant pas baroque mais descriptif et analogique, il autorise, par sa capacité naturelle de transmission des notions par grappes, de raccourcir des cursus de formation, contrairement aux langues baroques, où des notions s’acquièrent en faisant du porte-à-porte ; il offre ainsi la clé d’accélération de la formation généralisée du capital humain, à peu de frais, et donc, le sésame du développement de masse, autocentré et auto-entretenu.
Mon exposé est assorti d’illustrations, de dictionnaire analogique ainsi que de propositions de facilitation de la pratique des mathématiques, en ciluba, par recours au truchement des particules numérales.

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